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Un sondage le confirme : Le gouvernement fédéral doit faire marche arrière dans le dossier de la salubrité des aliments
Ottawa, 29 septembre 2008 – Une très forte majorité de Canadiens n'approuvent pas les réductions que le gouvernement conservateur dit vouloir faire dans d'importants programmes de salubrité alimentaire, pas plus que l'accroissement des responsabilités confiées aux entreprises sur le plan de l'autoréglementation. C'est ce qu'on peut conclure d'un sondage mené par la firme Nanos Research à la demande de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada.

Ce sondage révèle que plus de huit Canadiens sur dix souhaitent que le premier ministre revienne sur sa décision de réduire les fonds alloués aux programmes de salubrité alimentaire. Cinquante-six pour cent des répondants étaient d'avis que le gouvernement devrait annuler les compressions budgétaires et investir davantage dans la salubrité des aliments et l'inspection, tandis que 27 % croyaient qu'il devrait se limiter à mettre un frein aux coupures.

"La listériose, l'histoire du lait contaminé et Gerry Ritz ont fait de la salubrité alimentaire un enjeu électoral", a déclaré Michèle Demers, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada. "Le message est clair : La population s'insurge contre l'affreux laissez-faire avec lequel on aborde la question de la salubrité des aliments."

L'opposition aux coupures imposés aux programmes de salubrité des aliments ne tient pas à l'allégeance politique. Plus de 80 % des partisans conservateurs sont en faveur de l'annulation des compressions prévues et 71 % voudraient voir le gouvernement jouer un rôle plus direct dans la surveillance en matière de salubrité alimentaire.

Les projets du gouvernement actuel en ce qui concerne l'inspection des aliments ne cadrent pas avec la façon dont les Canadiens voient les choses. Des documents officiels du cabinet nous ont permis d'apprendre que le gouvernement conservateur a donné son accord à une série de réductions à des programmes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments qui jouent un rôle essentiel au chapitre de la salubrité alimentaire. Dans le cadre de ces réductions, l'inspection des viandes prendait la forme de supervision - quand elle constituait auparavant un travail à temps plein, les abattoirs provinciaux ne recevraient plus la visite d'inspecteurs et les mesures d'incitation des producteurs à signaler les cas de maladie de la vache folle disparaîtraient.

Les Canadiens s'élèvent aussi contre le fait que les entreprises pourraient mettre sur pied leurs propres programmes de surveillance et assurer la gestion de risques majeurs. Vingt-deux pour cent des personnes interrogées ne s'opposent pas à une augmentation de l'autosurveillance, mais 73 p. 100 souhaiteraient que leur gouvernement investisse davantage de ressources et surveille de plus près la salubrité des aliments.

"Les consommateurs savent dorénavant que leur santé serait mise en danger si l'industrie était elle-même responsable d'exercer un contrôle", a affirmé Anu Bose, représentante d'Option consommateurs, un organisme qui défend les intérêts des consommateurs. "Ils chercheront à obtenir des politiciens de tous les partis un engagement sans équivoque qui mettra fin à cette pratique très risquée."

Le sondage permet également de constater qu'on fait grandement confiance aux inspecteurs et aux scientifiques du gouvernement (64 %) pour veiller à la salubrité des aliments, tandis que le personnel de l'industrie alimentaire n'obtient la confiance des Canadiens que dans une proportion de 25 %.

"C'est aux professionnels du gouvernement que la population canadienne pense quand il s'agit de préserver la qualité de ce qu'on consomme, pas à l'industrie alimentaire", a poursuivi la présidente de l'Institut.

Nanos Research a communiqué par téléphone avec 1 200 personnes choisies au hasard du 20 au 22 septembre dernier avant d'en arriver à ces conclusions. La marge d'erreur pour un tel échantillon est de 2,8 %, dix-neuf fois sur vingt.

L'Institut lance un appel à tous les candidats à l'élection fédérale pour qu'ils prennent un engagement en quatre volets sur la question de la salubrité des aliments. Les électeurs trouveront à l'adresse www.securitealimentaire.ca de quoi les inciter à le faire.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est un syndicat national représentant 55 000 professionnels et scientifiques, dont 1 800 travaillent à l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

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Chantal Lecours
Chef de section, Communications
Institut professionnel de la fonction publique du Canada
613 228-6310, poste 2229

Michel Arnold
Directeur général
Option consommateurs
514 598-7288

Anu Bose
Responsable du bureau d'Ottawa
Option consommateurs
613 244-2111
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