Qui sommes-nous ? Nous avons besoin de vous Soirée-bénéfice 2017 Efficacité énergétique Des avocats défendent vos droits Des conseillers budgétaires vous aident Des analystes interviennent pour vous Actualités
Chercher dans :

Type de contenu :

Chercher avec :

Salle de presse


Le gouvernement fédéral obtient une note d’échec sur la sécurité des aliments
Ottawa, 27 janvier 2010 – Par son inaction sur la sécurité des aliments, le gouvernement fédéral a obtenu une note d’échec, six mois après que l’enquêteuse spéciale du premier ministre, Sheila Weatherill, ait déposé ses recommandations visant à éviter une répétition de l’éclosion de listériose en provenance des Aliments Maple Leaf qui a tué 22 personnes et en a rendu beaucoup d’autres malades.

Aujourd’hui, à Ottawa, le syndicat des inspecteurs des aliments et le principal organisme canadien de protection des consommateurs, Option consommateurs, ont présenté un bulletin de mi-session sur la lamentable performance du gouvernement et lui ont accordé la note de D –.

« Six mois après le rapport Weatherill, les efforts de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour s’améliorer ont été paralysés par l’absence de volonté politique et d’engagement à mieux faire de la part du gouvernement fédéral », dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture de l’AFPC, qui représente les inspecteurs des aliments à l’emploi de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

« La confiance des consommateurs dans la sécurité des aliments a été profondément ébranlée. L'absence de toute action visible, six mois après le rapport Weatherill, n'aidera certainement pas à rétablir cette confiance », déplore la porte-parole d’Option consommateurs, Anu Bose.

Près de la moitié des recommandations de Mme Weatherill visant à prévenir une nouvelle intoxication étaient adressées à l’ACIA. Avec son mandat d’inspection des pratiques de salubrité et de mise en vigueur des exigences relatives à la sécurité des aliments, beaucoup de gens ont considéré que l’ACIA, en manque de ressources, avait failli à sa tâche de protéger les consommateurs canadiens. Mme Weatherill a bien étayé les faits sur lesquels s’appuie son rapport :

  • Pendant les années qui ont précédé l’éclosion, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a manqué à son devoir d’effectuer des vérifications de salubrité obligatoires à l’usine de Maple Leaf qui a produit les charcuteries contaminées.
  • Un nouveau système d’inspection (le Système de vérification de la conformité ou SVC) qui a été mis en vigueur juste avant l’éclosion était déficient et « des améliorations essentielles doivent y être apportées sur le plan de la conception, de la planification et de la mise en oeuvre ».
  • Le SVC a « été mis en oeuvre sans que l’on ait préalablement procédé à une évaluation détaillée des ressources disponibles pour s’acquitter de ces nouvelles tâches ».

« En bref, Mme Weatherhil a trouvé qu’il y avait trop peu d’inspecteurs pour couvrir un territoire trop vaste, et que ceux-ci sont empêtrés dans un nouveau système d’inspection qui n’a jamais fonctionné », observe Bob Kingston.

Wetherill a demandé au gouvernement fédéral de mener une vérification pour déterminer le nombre d’inspecteurs nécessaires pour assurer que les entreprises de transformation alimentaires se conforment aux exigences de salubrité, et elle a recommandé une révision complète du nouveau système d’inspection – le système de vérification de la conformité.

« Six mois plus tard, ni le gouvernement fédéral ni l’ACIA n’ont commencé à travailler sur l’une ou l’autre de ces recommandations essentielles. On n’a même pas entrepris de vérification et l’évaluation du SVC reste à faire. La pénurie d’inspecteurs est toujours aussi criante et nous sommes toujours empêtrés dans un système d’inspection qui est profondément déficient », ajoute M. Kingston.

Selon le bulletin publié aujourd’hui, le gouvernement fédéral et l’ACIA n’ont entrepris aucune action en réponse à la grande majorité des recommandations destinées à améliorer le système d’inspection et de mise en vigueur de la réglementation.

« Après la prorogation du Parlement, il y a peu de choses que les consommateurs peuvent faire pour tenir le gouvernement responsable de sa pitoyable performance », ajoute Bob Kingston, qui a rappelé comment, il y a quelques mois, le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, a signalé qu’il y aurait peu de progrès en matière de sécurité des aliments si l’opposition provoquait la dissolution du Parlement.

-30-


Information : Anu Bose, Option consommateurs
613 244-2111
Design Web = Egzakt