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Étiquetage obligatoire des OGM : L'opinion publique n'en démord pas
Montréal, 10 mai 2004 – À l’occasion de la tenue, à Montréal, de la  réunion du Codex Alimentarius sur l’étiquetage des denrées alimentaires, Greenpeace, Option consommateurs et l’Union des consommateurs dévoilent les résultats d’un nouveau sondage en deux volets* réalisé par Léger Marketing. Selon ce sondage,  83 % des Canadiens et 91 % des Québécois veulent que le gouvernement fédéral impose l'étiquetage obligatoire des OGM (organismes génétiquement modifiés).  De plus, 87 % des Québécois souhaitent que le gouvernement du Québec impose lui-même l'étiquetage obligatoire des OGM, si le gouvernement fédéral persiste à ne pas le faire.

Ce sondage est le premier à avoir été effectué depuis l'adoption par Ottawa, le 15 avril dernier, d’une norme volontaire d'étiquetage qui prévoit notamment une marge de tolérance de 5 % d’OGM dans les aliments sans qu’il soit nécessaire de les étiqueter. Ces résultats constituent un désaveu de la politique canadienne dans le dossier de l’étiquetage des OGM. De plus, il fournira un argument de plus pour faire de la question des OGM l’un des enjeux des prochaines élections fédérales.

Pour les associations de consommateurs et Greenpeace, cette très forte majorité de répondants en faveur de l’étiquetage obligatoire démontre que la politique complaisante du gouvernement de Paul Martin à l’endroit de l’industrie des biotechnologies heurte de plein fouet la volonté des consommateurs qui tiennent à savoir s’il y a ou non des OGM dans les aliments qu’ils mettent dans leur assiette.

 « Le fait que 83 % des Canadiens veulent toujours l'étiquetage obligatoire des OGM même après l'annonce officielle par le gouvernement d’une norme d'étiquetage volontaire montre que la population n’est pas dupe et qu’elle comprend que la nouvelle norme est bidon », constate Charles Tanguay, responsable des communications de l'Union des consommateurs.

 « Nous demandons un étiquetage obligatoire assorti d’une marge de tolérance de beaucoup inférieure à 5 %, ce qui est loin d’être impossible », ajoute Geneviève Reed, responsable du Service de recherche et de représentation chez Option consommateurs. En Australie et en Nouvelle-Zélande, la marge de tolérance d’OGM dans les aliments sans qu’il soit nécessaire de les étiqueter est de 1 % et  l'Europe vient d'abaisser cette marge à 0,9 %. La marge de tolérance arbitraire de 5% adoptée au Canada est plus de cinq fois supérieure à celle de l'Europe, ce qui est inacceptable. »

Autre problème : contrairement à la législation européenne, la norme volontaire canadienne ne prévoit pas de système de traçabilité et d'identification. « Si ce système existait, il permettrait notamment de s’assurer de l’exactitude de ce qui est inscrit sur les étiquettes », affirme Mme Reed.

 «Nous espérons qu'avant de voter aux prochaines élections fédérales, les électrices et les électeurs se rappelleront que c'est à cause du gouvernement libéral, et de Paul Martin en particulier, que les OGM  dans les aliments continuent à être cachés », affirme Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace.

Par ailleurs, Greenpeace, Option consommateurs et l’Union des consommateurs invitent le gouvernement libéral de Jean Charest à aller résolument de l'avant avec un étiquetage obligatoire des OGM au Québec dès cette année, comme promis par le programme du PLQ. Une telle mesure aurait l'appui de 87 % des Québécois.

Les consommateurs canadiens et américains partagent le même point de vue
 
« Cette semaine, le Canada est l’hôte d’une importante réunion internationale sur l'étiquetage des aliments génétiquement modifiés où il défendra sensiblement la même position que le gouvernement américain, une position faible, contraire à la volonté clairement exprimée des consommateurs ici et ailleurs dans le monde. C’est honteux!» déclare Éric Darier.

Cette situation fait aussi bondir les consommateurs américains. « Plusieurs sondages menés aux États-Unis affichent des résultats similaires à ceux du Canada. Les consommateurs américains favorisent l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés », affirme Michael Hansen, de Consumers Union of the United States. « Les consommateurs ont le droit fondamental de choisir ce qu’ils mangent. Nos gouvernements devraient défendre les intérêts des citoyens et non ceux du monde des affaires. »

Julian Edwards, directeur général de Consumers International (la voix des consommateurs à travers le monde) est très critique par rapport au peu de progrès du Codex en matière d’étiquetage des OGM : « Cela fait 10 ans que le comité du Codex remet cette décision. Quelques gouvernements, ayant les États-Unis comme chef de file, refusent de reconnaître que répondre à la demande des consommateurs est le principal intérêt que doit servir le Codex. L’impasse actuelle relève de l’entière responsabilité des producteurs de semences et des impératifs du marché. »

Comme nous pouvons le constater, les Canadiens et les Québécois sont loin d’être les seuls à demander un étiquetage obligatoire assorti d’une marge de tolérance et d’un système de traçabilité qui les protègent vraiment. Ne reste qu’à espérer qu’ils seront entendus.

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*  Sondage Léger Marketing pour le compte de Greenpeace, Option consommateurs et l'Union des consommateurs. Premier volet : Sondage Omnican effectué par entrevues téléphoniques entre le 20 et le 24 avril 2004 auprès de 1500 Canadiens et Canadiennes adultes. Marge d'erreur maximale de plus ou moins 2,6 %, et ce, 19 fois sur 20. Deuxième volet :   Sondage Omnibus effectué par entrevues téléphoniques entre le 20 et le 24 avril 2004 auprès de 1003 Québécois et Québécoises adultes. Marge d'erreur maximale de plus ou moins 3,4 %, et ce, 19 fois sur 20.

Pour plus de renseignements :
        
Greenpeace :
Éric Darier
tél. (514) 933-0021, poste 15
cell. :(514) 605-6497
         
Option consommateurs :
Geneviève Reed
(514) 598-7288, poste 240
         
Union des consommateurs :
Charles Tanguay
tél.: (514) 521-6820
cell. : (514) 743-0419
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