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Le Comité sur l’étiquetage volontaire est dans l’impasse
Ottawa, 14 mars 2003 – Des groupes écologistes et des associations de consommateurs ont appris cette semaine que le Comité sur l'étiquetage volontaire des aliments génétiquement modifiés, mis en place par l'Office des normes générales du Canada (ONGC), n'était pas parvenu à s'entendre, et cela, après trois ans de délibérations pour fixer des règles pour l'étiquetage volontaire des OGM. Dans une lettre adressée aux membres du comité le 28 février dernier, la présidente, Doryne Peace, affirmait : « Je crois que notre devoir consiste à décider de façon réaliste si des progrès ont été accomplis ou s'il est préférable que le comité, en toute conscience, proclame l'inexistence de consensus et se dissolve. »

Selon Pat Venditti, responsable de campagne pour Greenpeace, le comité a travaillé sur  « une norme bidon concoctée par l'industrie pour l'industrie et, malgré cela ils ne sont pas parvenus à un accord. L'échec de ce processus démontre amplement qu'on ne saurait faire confiance à l'industrie alimentaire canadienne quand elle dit vouloir procéder à l'étiquetage volontaire des aliments issus du génie génétique. »  Greenpeace fait partie des 50 groupes qui, aujourd'hui, ont fait parvenir une lettre au premier ministre Jean Chrétien exigeant du gouvernement qu'il laisse tomber la tentative d'élaboration de norme de l'ONGC et qu'il instaure l'étiquetage obligatoire des aliments GM.

« Option consommateurs croit qu'il est temps que le gouvernement fédéral mette en place une réglementation obligatoire pour l'étiquetage des aliments qui sont issus ou non du génie génétique », mentionne Marie-France Huot d'Option consommateurs. « La norme volontaire ne répond pas aux exigences des consommateurs canadiens qui désirent avoir un étiquetage rigoureux leur permettant de faire un choix éclairé ».

Lucy Sharratt, de l'Institut Polaris, précise que :  « près d’un demi-million de dollars qui ont été investis dans ce projet coûteux et inutile, qui dès le début était condamné à l'échec. L'industrie de la biotechnologie a délibérément cherché à enliser l'élaboration d'une norme d'étiquetage dans le but de se donner assez de temps pour convaincre le public canadien d'accepter les aliments issus du génie génétique ». C'est le 17 septembre 1999, qu'on a annoncé la tenue du processus conjoint d'élaboration de norme par le gouvernement et l'industrie. Le processus devait durer 18 mois.

Les sondages indiquent que près de  95 % des Canadiens souhaitent l'étiquetage obligatoire.des OGM. Trente-six pays, incluant 5 pays du G-8,l’ont mis en place. Le 15 mars marquera le vingtième anniversaire de l'instauration de la Journée mondiale des droits des consommateurs, organisée par le groupe-conseil Consumers International. On invite les consommateurs du monde entier à réagir contre les aliments génétiquement modifiés.

« Aucun des aliments génétiquement modifiés n’a fait l’objet de tests à long terme », note Bradford Duplisea, de la Coalition canadienne pour la santé. « La réalité est que personne ne sait si les OGM sont sans risque pour la santé. Les personnes que ne veulent pas en manger devraient être en mesure de s’en abstenir, mais sans étiquetage obligatoire elles ne le peuvent pas ».

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Pour plus de renseignements :

Marie-France Huot, Option consommateurs
(514) 598-7288

Patrick Venditti, Greenpeace
(416) 450-2439

Lucy Sharratt, Institut Polaris
(613) 237-1717

Bradford Duplisea Coalition canadienne de la santé
(613) 521 3400 poste 219
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