Qui sommes-nous ? Nous avons besoin de vous Soirée-bénéfice 2017 Efficacité énergétique Des avocats défendent vos droits Des conseillers budgétaires vous aident Des analystes interviennent pour vous Des journalistes vous informent
Chercher dans :

Type de contenu :

Chercher avec :

Salle de presse


Le livre vert bioalimentaire
Une absence de vision, déplore Option consommateurs
Montréal, 8 juin 2011 – Le livre vert bioalimentaire, déposé hier par Pierre Corbeil, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, saura-t-il régler les enjeux de l’agriculture et de l’alimentation ? Option consommateurs en doute. « L’État semble se déresponsabiliser face à ce secteur névralgique dont la principale mission est de nourrir les consommateurs québécois », déplore François Décary-Gilardeau, analyste agroalimentaire à Option consommateurs.

Pourtant, dans ce document, le ministre prétend souhaiter mettre le consommateur au premier plan. « De quel consommateur parle-t-on ici ? », demande M. Décary-Gilardeau, faisant allusion au fossé qui se creuse entre les consommateurs privilégiés (qui ont accès à une nourriture de qualité, à haute valeur ajoutée) et les consommateurs moins fortunés (qui n’ont pas les moyens de se payer les produits que le gouvernement du Québec souhaite mettre en valeur).

Rappelons que plus de 40 % des travailleurs de Montréal gagnent un revenu annuel de moins de 20 000 $. L’an dernier, les banques alimentaires du Québec ont connu une hausse de 13 % de leur achalandage. « Nous assistons de plus en plus à une alimentation à deux vitesses et cela nous inquiète, dit M. Décary-Gilardeau. Le gouvernement du Québec a manqué une bonne occasion de se fixer des objectifs clairs pouvant permettre à tous les Québécois de s’alimenter convenablement. »

Pour Option consommateurs, le livre vert traite les aliments comme n’importe quel produit de consommation. On semble oublier tous les autres aspects, notamment la sécurité alimentaire et l’accessibilité des aliments « Au lieu d’aider tous les consommateurs à bien se nourrir, on laisse agir les forces du marché, dit M. Décary-Gilardeau. Ce faisant, nous risquons de devenir très vulnérables. Ce rapport est décevant. Après cinq ans de consultation, nous nous serions attendus à des actions concrètes en vue de favoriser l’accès à des aliments sains, pas seulement à des grandes orientations. »
Design Web = Egzakt