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Jouets sonores : une menace insoupçonnée
Québec, 13 octobre 2004 – À l’approche du magasinage des Fêtes, les parents constateront qu’il y a beaucoup de jouets sonores à piles sur le marché et que ces jouets sont souvent très bruyants. Certains d’entre eux peuvent endommager l’audition des jeunes enfants et faire en sorte que des problèmes d’audition apparaissent plusieurs années plus tard.

Au Canada, les jouets vendus, importés ou annoncés sont assujettis à l’annexe de la Loi sur les produits dangereux, qui stipule que leur niveau sonore ne doit pas dépasser 100 décibels (dB). Or, cette loi date de 1970 et, nous le savons aujourd’hui, la norme qu’elle propose n’est pas suffisante pour assurer la protection de l’audition des jeunes enfants. C’est notamment ce qui ressort d’une récente étude d’Option consommateurs, un organisme voué à la défense des droits et des intérêts des consommateurs.

Niveaux sonores trop élevés
À l’hiver 2003-2004, Option consommateurs a réalisé, en collaboration avec Richard Larocque, audiologiste, une étude sur 40 jouets sonores vendus au Canada. Dans un premier temps, le niveau sonore des jouets a été mesuré en laboratoire, selon la méthodologie utilisée par le Bureau de la sécurité des produits de Santé Canada. Ensuite, on a observé des enfants s’amusant avec les jouets dans deux garderies.

Les résultats? La majorité des jouets (95 %) respecte la législation canadienne lorsque leur niveau sonore est mesuré à la distance prescrite dans la loi. Cependant, 63 % des jouets dépasse la norme canadienne lorsque leur niveau sonore est mesuré à 1 cm du micro. Cela inquiète Option consommateurs et les organisations représentant les professionnels de l’audition, puisque les bambins portent fréquemment les jouets près de leurs oreilles.

Option consommateurs a comparé les données recueillies avec les normes reconnues scientifiquement pour la protection des travailleurs. Deux normes ont été utilisées, soit celle de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), qui recommande un niveau sonore maximal de 85 décibels durant 8 heures, et celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixe le niveau sonore maximal à 75 décibels durant  8 heures. Pour les fins de l’étude, la norme ISO a été nommée norme de compromis et celle de l’OMS, norme sécuritaire.

Aucun enfant ne joue avec un jouet sonore 8 heures par jour. Nous avons donc évalué à trente minutes par jour le temps d’exposition. Nous avons par la suite adapté la norme à cette durée en suivant une règle simple bien connue dans le domaine de l’audiologie : augmenter de 3 le nombre de décibels chaque fois que l’on diminue le temps d’exposition de moitié. Nous sommes ainsi arrivé aux normes équivalents pour 30 minutes, qui sont de 97 dB pour la norme de compromis (ISO) et de 87 dB pour la norme sécuritaire (OMS).

Résultat : 13 % des jouets (5 sur 40) ne rencontrent pas la norme sécuritaire lorsque le niveau sonore est mesuré à la distance prescrite par la loi. Pire : tous les jouets la dépassent lorsque le niveau sonore est mesuré à 1 cm du micro.

Emballages muets
Dans une autre partie de l’étude, Option consommateurs a jeté un coup d’œil sur les informations se trouvant sur 350 emballages de jouets. Cela lui a permis de constater qu’on n’y trouve ni avertissement, ni information sur le nombre de décibels qu’atteignent les jouets. Par ailleurs, peu de jouets ont des boutons de volume et d’arrêt.

De pair avec les professionnels canadiens de l’audition
Ces constatations ont mené Option consommateurs à sonner l’alarme. Et à s’associer avec plusieurs regroupements canadiens de professionnels de l’audition, soit l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec, l’Académie canadienne d’audiologie, l’Association canadienne des orthophonistes et audiologistes, la Fondation canadienne de l’ouïe et la Nova Scotia Hearing and Speech Centres, qui ont appuyé les résultats du rapport.

Ensemble, Option consommateurs et ces associations ont mis sur pied la Coalition nationale sur les jouets sonores. Celle-ci a pour objectif de sensibiliser le public sur les risques potentiels des jouets sonores. La Coalition invite également Santé Canada à participer à un comité consultatif d’experts afin d’améliorer la législation actuelle encadrant la vente, la distribution et l’étiquetage des jouets sonores destinés aux enfants, et plus particulièrement aux bambins de 0 à 3 ans.

Finalement, la Coalition nationale sur les jouets sonores suggère aux parents de choisir des jouets munis d’un bouton de volume et d’arrêt, de limiter le temps que les jeunes enfants passent avec les jouets sonores à piles, de trouver un moyen de baisser le volume (s’il n’y a pas de bouton à cet effet, ils peuvent, par exemple, masquer le haut-parleur avec du ruban adhésif) ou d’enlever les piles au besoin.

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consultez :
le rapport de recherche La sécurité des jouets sonores : Une évaluation de la situation
le dossier: Jouets sonores à piles: trop bruyants pour vos enfants
 
Sources :

Geneviève Reed, responsable de la
recherche et de la représentation,
Option consommateurs
cell. : ((514) 577-0615
tél. :  (514) 598-7288
         
Maryse Guénette, responsable du service
d’agence de presse,
Option consommateurs
tél. : (514) 598-7288
         
Pour plus d'information :

 
Richard Larocque, audiologiste, et
Anne Griffin, présidente, Académie canadienne de l’audiologie
cell. : (418) 254-1920
         
Louis Beaulieu, président, Ordre des
orthophonistes et audiologistes du Québec
cell. : (514) 219-8419
         
Josée Lagacé, audiologiste-conseillère en
audiologie, Association canadienne
des orthophonistes et audiologistes,
cell. : (613) 276-5750
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