Qui sommes-nous ? Nous avons besoin de vous Soirée-bénéfice 2017 Efficacité énergétique Des avocats défendent vos droits Des conseillers budgétaires vous aident Des analystes interviennent pour vous Actualités
Chercher dans :

Type de contenu :

Chercher avec :

Salle de presse


Affichage du prix pour les sacs en plastique: rappel aux détaillants
Montréal, 3 octobre 2013 – Au supermarché, avez-vous déjà vu une affiche indiquant le prix des sacs à usage unique? Non? Pourtant, les commerçants doivent afficher le prix des articles qu'ils vendent. C'est une obligation. 

Bon nombre de commerces exigent 5 cents par sac lorsqu’on a le malheur d’oublier nos cabas réutilisables et que l’on ne peut emporter nos emplettes dans nos bras. Cette mesure a notamment pour but de protéger l’environnement. Et il semblerait que ça fonctionne. En 2010, les Québécois ont utilisé 1 milliard de sacs à usage unique, comparativement à 2,2 milliards trois ans plus tôt, note RecycQuébec, dans un communiqué. 

Une bonne nouvelle pour la planète! Le problème? Des commerçants ne respecteraient pas la loi. Selon l’Office de la protection du consommateur, ces derniers peuvent nous obliger à payer les sacs à usage unique afin d’y mettre nos achats. Dans ce cas, la loi n’oblige pas l’étiquetage individuel des sacs, compte tenu notamment de leur coût minime. Là où le bât blesse, c’est que le commerçant doit afficher le prix clairement et lisiblement à proximité de l’endroit où ces sacs sont offerts en vente. «L’indiquer sur la facture et le mentionner aux clients ne suffit pas, signale Jean Jacques Préaux, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur. La loi est très claire à ce sujet. » 

Cette règle demeure méconnue. Une petite virée dans les supermarchés suffit à s’en convaincre. Pas étonnant! Jusqu’à ce qu’on la mette au parfum, l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ) était elle-même persuadée que ses quelque 8000 membres n’avaient aucune obligation en ce sens. « Cette problématique n’a jamais été soulevée par les consommateurs. Ce n’est pas un item qu’on vend (sic!). C’est un service qu’on offre à ceux qui le demandent », précise Pierre-Alexandre Blouin, vice-président aux affaires publiques à l’ADAQ.
Un point de vue que Jean Jacques Préaux juge particulièrement pernicieux. «Il s’agit d’un bien. On ne peut pas dire que l’on ne vend pas un article et demander de le payer», dit-il. Françoise Pâquet, directrice des relations gouvernementales au Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), explique pour sa part qu’il y aurait sans doute lieu de rappeler aux commerçants qui vendent leurs sacs de poser une affichette près de la caisse. «Pour les détaillants qui donnent encore leurs sacs, la question ne se pose pas, mais les autres doivent respecter la Loi sur la protection du consommateur », reconnaît-elle. 

Évidemment, 5 cents, c’est peu, et la cause est noble. Mais protéger l’environnement en respectant la loi et les consommateurs, l’est encore plus. 

Design Web = Egzakt