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Recours collectif contre les fabricants du médicament Nefazodone (Serzone)
Montréal, 13 novembre 2003 – Option consommateurs et Madame Chantale Dallaire, la personne désignée, ont déposé une requête pour autorisation d’exercer un recours collectif contre certains fabricants des antidépresseurs contenant du chlorhydrate de nefadozone, soit la compagnie pharmaceutique Bristol Myers Squibb (médicament d’origine), et les compagnies Linson Pharma, Apotex, Genpharm, Nupharm, Pharmascience, Ratiopharm Canada et Novopharm (versions génériques du médicament).

Ces antidépresseurs ont été vendus au Canada, entre 1994 et 2003, sous les noms  Serzone-5HT2, Nefazodone HCI, Lin-Nefazodone, Apo-Nefazodone,  Novo-Nefazodone-5HT2, PMS-Nefazodone, Gen-Nefazodone, Nu-Nefazodone et Ratio-Nefazodone.

Dans leur requête, les demanderesses font valoir que le chlorhydrate de nefazodone est associé à des cas de jaunisse ainsi qu’à des dommages graves au foie qui ont parfois nécessité une greffe de cet organe.  Entre 1994 et 2002, quelque 38 cas d'effets hépatiques indésirables (dont un ayant causé un décès) reliés à des médicaments contenant du chlorhydrate de nefazodone ont été signalés à Santé Canada. En 2001, 650 000 Canadiens avaient été traités avec un tel médicament.

Les demanderesses estiment que les fabricants ont notamment fait preuve de négligence en mettant sur le marché le Serzone  ainsi que ses versions génériques et en continuant de vendre ces médicaments malgré les risques élevés associés à leur utilisation. Les demanderesses soutiennent également que les fabricants n’ont pas informé adéquatement les consommateurs et les professionnels de la santé quant aux risques.

Le recours collectif a pour but d’indemniser tous les consommateurs ainsi que leurs proches qui ont subi un dommage en raison de la consommation de l’un ou l’autre de ces médicaments.

Le cas de Madame Chantale Dallaire
La requérante, Madame Dallaire, a commencé à prendre du Serzone après la naissance de son troisième enfant, en octobre 2000. Peu après, elle a commencé à souffrir de maux de cœur, d’étourdissements et de fatigue chronique. En février 2001, Mme Dallaire a été hospitalisée pour une hépatite médicamenteuse, et elle est restée à l’hôpital pendant plus de deux mois en attente d’une greffe de foie. Même si cette greffe ne s’est pas révélée nécessaire, Madame Dallaire garde des séquelles de son hépatite. Elle ne peut plus consommer certains aliments (beurre, crème, alcool, etc.) ni prendre des médicaments métabolisés par le foie (Tylénol, par exemple). Le Serzone a causé à  Mme Dallaire et à son conjoint de multiples dommages (perte d’argent ainsi que souffrances physiques et morales) dont la somme est évaluée à 293 000 $.
Option consommateurs et Madame Chantale Dallaire sont représentées par le bureau d’avocats Sylvestre, Charbonneau, Fafard.

Avis aux consommateurs visés par ce recours
Option consommateurs invite tous les consommateurs qui ont pris l’un ou l’autre de ces médicaments à conserver leurs preuves de prescription.

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Me Louise Rozon,
Directrice d'Option consommateurs.

Me Stéphanie Poulin, responsable par interim
Service juridique, Option consommateurs.
tél. : (514) 598 7288
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