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Le sous-dimensionnement : tendances et encadrement au Canada et à l’étranger

Quoi de plus choquant que de constater, une fois à la maison, que la boîte de céréales que l’on vient d’acheter contient 20 g de moins que celle que l’on a achetée la semaine précédente? D’autant plus qu’elle était au même prix! Quelque chose de semblable vous est déjà arrivée ? C’est sans doute que le produit que vous avez acheté a été sous-dimensionné.

Le sous-dimensionnement, un phénomène de plus en plus populaire, permet aux fabricants d’augmenter le prix de leur produit sans que le consommateur ne s’en rende compte. Comment cela est-il possible? Une étude de la Harvard Business School publiée en 2004 démontre que les consommateurs remarquent davantage une augmentation de prix qu’un changement dans la quantité d’un produit. Il suffit d’en mettre un peu moins dans un contenant ou d’en modifier l’emballage pour que la diminution passe inaperçue.

Les consommateurs canadiens sont-ils protégés contre ce genre de tactique? Il existe présentement des outils législatifs leur permettant de comparer les prix et les quantités. Mais l’un de ces outils ne semble pas très efficaces pour contrer le sous-dimensionnement et l’autre n’existe qu’au Québec. Il serait souhaitable que tous les Canadiens puissent disposer d’un tel outil.

Le sous-dimensionnement est-il légal? Aux yeux des lois canadiennes actuelles, il semble bien que oui. Par contre, cette pratique va à l’encontre des codes d’éthique des experts en marketing et heurte l’esprit des lois de protection des consommateurs. En s’inspirant de la réglementation en vigueur aux États-Unis, en Union européenne et au Royaume-Uni, il serait possible de donner plus de dents à notre législation et de mieux protéger les consommateurs.

Devrait-on le faire? Nous croyons que oui. Même si la diminution de la quantité n’est pas toujours considérable, le sous-dimensionnement n’est pas anodin. Il a un impact sur les décisions d’achat du consommateur. Il a aussi un impact sur la concurrence. Et qui sait quand il s’arrêtera…