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Les avantages et les risques reliés à l’accès des consommateurs à la seconde génération d’aliments génétiquement modifiés

Les aliments génétiquement modifiés, manipulés pour améliorer leurs propriétés nutritives, font partie de la seconde génération de développements biotechnologiques appliqués à l’agriculture. Ces nouveaux produits sont développés dans le but d’améliorer la qualité de vie des consommateurs, en prévenant certaines maladies et en procurant des effets physiologiques démontrés.

En effet, des recherches sont présentement en cours pour mettre au point des cultures qui présentent des nouveaux profils de lipides, de protéines, de glucides, de vitamines et d’autres micro-constituants. Les manipulations génétiques visent aussi à éliminer certains composés indésirables ou antinutritifs.

Des aliments fonctionnels génétiquement modifiés sont donc obtenus par clonage de gènes nutritionnels utiles qui sont ensuite transférés dans des cultures déficientes. Ces cultures et aliments ne sont pas encore disponibles sur le marché. Leur apparition sur les tablettes des épiceries devrait se faire d’ici une dizaine d’années.

Option consommateurs, qui suit de près le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), a donc voulu se pencher sur la problématique des aliments fonctionnels génétiquement modifiés par l’entremise d’un projet de recherche.

De façon plus précise, Option consommateurs a réalisé une étude dont l’objectif principal était d’entrevoir les difficultés qu’entraînera la mise en marché des aliments fonctionnels génétiquement modifiés. Une revue des écrits sur le sujet, des entrevues avec des experts ainsi qu’un groupe de discussion avec des consommateurs, ont permis d’identifier certains points importants de la problématique entourant cette nouvelle catégorie d’aliments.

En effet, il n’existe actuellement pas de guides spécifiques pour l’évaluation des aliments fonctionnels génétiquement modifiés ni de méthodes de suivi qui pourraient être mises en place suite à leur commercialisation. De plus, nous possédons encore bien peu de connaissances sur les effets des aliments sur la santé des populations, ce qui rend difficile et complexe la formulation d’allégations santé qui sont valides sur le plan scientifique, sur les étiquettes de ces produits.

Enfin, le Canada n’a pas encore de système d’étiquetage et de traçabilité des aliments et cultures génétiquement modifiés, alors qu’un tel contrôle est essentiel pour informer les consommateurs de leur présence sur le marché.